Le leader, un artiste méconnu…

leader artist

Diriger est un art et chaque leader ou dirigeant n’est pas un artiste….

L’artiste cet être qui réalise une œuvre en maitrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque la créativité, l’originalité voire la puissance de ses actes, de ses gestes et de ses productions. Celles-ci suscitent les émotions, les sentiments, la réflexion et peuvent être source de transcendance pour le public.

C’est l’œuvre qui « dénonce » l’artiste tout comme le dirigeant

Vu sous cet angle être un leader devient un peu plus difficile qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas uniquement de maitriser les principes et les règles du management des choses et des hommes mais bien d’être également capable de se connecter à son monde intérieur pour alimenter l’action afin d’en faire une œuvre, un objet artistique. C’est l’œuvre qui « dénonce » l’artiste tout comme le dirigeant. Cette œuvre ne le devient que par sa capacité à engendrer des émotions dans l’entourage, émotions capables elles-mêmes de générer de l’engagement et de l’adhésion parmi le public. Il n’est donc pas étonnant que dans certains cas l’œuvre voulue ne soit pas reconnue et ne provoque pas cette mobilisation du cœur et de l’esprit qui est attendue.

La race des artistes du management

Cela ne signifie pas alors que le dirigeant ne peut pas diriger, cela signifie simplement qu’il n’est qu’un gestionnaire capable, capable au sens de la maîtrise des leviers permettant de développer les affaires. Mais cela signifie qu’il n’est pas de la race des artistes du management, c’est à dire un dirigeant habité d’une vision, à même de ressentir des émotions fortes et de les faire partager en traduisant son bouillonnement intérieur en langage émotionnel perceptible par le plus grand nombre. En face de ce type de leader on se sent transporté alors qu’en face du premier, l’ennui et la routine viennent vite.

Ce constat ne doit cependant pas écarter les apprentis leaders du chemin de la maitrise de leur art. On peut en effet apprendre à devenir l’artiste que l’on aspire à être. Apprendre à ressentir sans être limité par le jugement rationnel et l’ignorance de son intuition. Apprendre à se laisser influencer par ses émotions, à laisser toute sa place à cette petite flamme créative au fond de chacun de nous pour faire jaillir une œuvre qui ne demande qu’à devenir collective.

« L’art est difficile… »

Pour cela il faut être capable bien sûr de relever quelques défis personnels. « L’art est difficile… » disait le poète. J’en citerai quelques-uns qui sont d’irrémédiables étouffoirs à talents.

  • Ne pas se sentir supérieur aux autres,
  • Ne pas s’isoler du réel,
  • Ne pas se montrer égocentrique,
  • Exprimer une vraie joie, agir en s’amusant et faire partager cet état d’esprit.
  • Rester humble. Le leader est en premier lieu au service des autres, il est là pour montrer le chemin, partager, faire découvrir aux autres une parcelle de ses propres découvertes pour faire grandir.

 

 

 

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Développer son Quotient Émotionnel pour réussir

QEJe lisais récemment que 85% des succès financiers seraient en fait dus à la personnalité des gens, et à leurs facultés à communiquer, négocier, et gérer une équipe. Seulement 15% de la réussite viendrait d’un savoir purement technique. Je souscris volontiers à cette vision des choses. Souvent en effet la demande d’accompagnement individuel auquel l’entreprise a recours pour un de ses salariés, trouve sa source dans la perception par l’entourage de l’intéressé d’un manque. Ce manque est parfois difficilement caractérisé par mes interlocuteurs mais il émerge toujours en contre-champ d’une grande qualité technique chez celui qui en est l’objet. L’entreprise satisfaite de la performance technique de l’intéressé s’interroge alors naturellement sur ses capacités d’évolution sur des responsabilités plus vastes que son domaine d’expertise. Et c’est alors que les choses se gâtent. La prise de conscience qu’un QI élevé et une belle mécanique intellectuelle chez un « haut professionnel » n’est pas suffisante pour en faire un « haut potentiel ». Que manque -t-il bien souvent à ces personnes? une réelle capacité à identifier, accéder et contrôler leurs émotions, celles des autres et d’un groupe, à faire la distinction entre elles et à utiliser cette information pour orienter leurs pensées et gestes. L’é-motion est un mouvement vers le dehors, un élan qui naît à l’intérieur de soi et parle à l’entourage, une sensation qui nous informe sur ce que nous sommes et nous met en relation avec le monde en guidant notre action. . Bref, une bonne culture générale, de bonnes compétences logiques et mathématiques ne suffisent pas à assurer la réussite de quelqu’un. Il faut également pouvoir percevoir et gérer ses propres émotions de même que comprendre celles des autres pour pouvoir se confronter à la complexité de notre société et à ses défis. Le monde actuel demande autonomie, initiative, créativité, authenticité, empathie.  Dans cette perspective, ceci est éducable, « formable » et non un trait de personnalité immuable. C’est tout l’enjeu d’un développement personnel permettant de réussir professionnellement.

 

Etre ou ne pas être authentique, telle est la question

AuthenticityFaut-il renoncer à l’authenticité pour progresser dans ses comportements de leadership? La question peut paraître incongrue mais elle se pose à celui qui doit modifier ses comportements pour en adopter d’autres semblant plus adaptés à sa situation nouvelle. Ainsi récemment un client nouvellement promu s’est vu reprocher son style un peu abrupt dans ses relations avec ses collaborateurs. Il avait en effet coutume d’envoyer des remarques acérées sur un ton très caustique et parfois un peu grossier à son entourage. Ce type de réaction, acceptable dans un environnement de production se retrouvait singulièrement déplacé semblait-il dans son nouvel univers au siège de l’entreprise avec une population de jeunes cadres issus des grandes écoles. Invité à adopter un comportement plus policé dans ses feedback, il craignait de perdre en authenticité et de singer des comportements ne lui appartenant pas. Le point soulevé n’est pas trivial car nos actes authentiques révèlent une vérité profonde de l’individu et non pas des habitudes superficielles et des conventions. Nombre de personnes se retrouvent alors bloquées dans leur évolution par cette incapacité à adopter des comportements plus adaptés car ils sont retenus par leurs traits caractéristiques . D’autres moins sensibles parviennent à copier des comportements différents pour paraître et donner le change. Nous ressentons alors parfois un décalage que nous interprétons comme un manque de sincérité. Alors que faut-il faire ? Renoncer ? en fait ce que l’on doit chercher à faire c’est d’adopter des comportements qui sont à l’usage intégrés en nous comme lorsque nous enfilons un costume neuf. Au début ce costume est un peu raide et nous nous sentons inadapté à l’intérieur, nos gestes sont moins souples , notre attitude différente de celle que nous avons lorsque nous enfilons notre jean préféré. Puis progressivement ce côté un peu guindé s’estompe au fur et à mesure que nous prenons notre place dans le costume. Il se déforme un peu chaque jour pour accompagner nos mouvements jusqu’à devenir une seconde peau dans laquelle nous nous sentons aussi à l’aise que dans notre vieux jean . Nous retrouvons notre authenticité. C’est ainsi qu’il convient de procéder. Adopter un nouveau comportement et l’adapter progressivement à notre nature profonde au lieu d’enfiler l’uniforme du voisin et singer ses comportements. De cette manière nous pouvons abandonner ce qui était sans doute valable auparavant mais ne l’est plus à présent pour nous forger notre nouveau style personnel et évoluer dans notre vie professionnelle.

A vous de jouer.

Les 10 comportements qui apportent le succès

bad behavior 2Les cours ,les livres et les articles de management ne sont pas avares de conseils sur les « 10 comportements qui apportent le succès » et autres recettes du même acabit. Certes l’idée n’est pas ici de réfuter que certains comportements sont préférables à d’autres mais plutôt d’attirer l’attention sur le fait qu’ils ne sont pas toujours et en toutes circonstances , pour tout le monde et pour tous type de job , les bons comportements à adopter. Ainsi par exemple, est-il préférable de nous comporter de manière autoritaire ou bien vaut -il mieux avoir un style plus souple ? Les deux comportements en fait, que vous les aimiez ou non, sont valides et acceptables même si les tendances actuelles tendent à privilégier une approche plus consensuelle qu’autoritaire . Ces comportements cependant ont tous les deux des avantages et des inconvénients , des effets qu’il vaut mieux connaitre. C’est cela qu’il faut avoir en tête. Nos comportements ont des conséquences. Celles-ci peuvent être positives ou négatives selon que ces comportements sont adaptés ou non à une situation donnée. En fait ce serait davantage l’excès, ou la permanence du trait comportemental qui seraient par eux-même négatif car parfois inadaptés aux circonstances. Les comportements inadaptés sont en effet inefficaces et desservent notre propos. C’est pourquoi il est important de développer une conscience de nos tendances comportementales majeures. Celles qui structurent notre image de manager ou de leader et améliorent ou non notre impact, notre efficacité dans le travail. C’est cette prise de conscience et un travail sur soi qui assureront notre réussite en tant que leader en nous permettant de corriger et d’adapter notre comportement à chaque situation. Alors au lieu d’imiter les 10 comportements à la mode, privilégiez un travail de développement personnel et créez votre propre liste sur mesure.

Changer notre façon de regarder notre monde

realiteUne des principales difficultés que nous rencontrons lorsque nous sommes confronté à une situation, un événement ou une scène est d’en appréhender la réalité.  Cela peut paraître étrange de le présenter ainsi mais ce que nous percevons n’est pas LA réalité. C’est UNE réalité parmi d’autres que nous appréhendons. Construite à partir de notre point de vue avec notre bagage mental et notre perception du monde qui nous est complètement personnelle. En fait nous voyons le monde qui nous entoure non pas tel qu’il est mais en fonction de ce que nous sommes ou de notre point de vue. Aller visiter les jardins de Vaux le Vicomte est une vivante illustration de cette multiplicité de la réalité observée en fonction de notre point de vue. L’expérience est saisissante. La réalité perçue du jardin depuis le perron du château et l’image que l’on s’en construit n’a rien à voir avec ce qu’est effectivement le jardin lorsque que l’on s’y promène. Le promeneur une fois dans le jardin, est confronté à une réalité bien différente de sa perception initiale qui l’oblige à réviser son jugement sur l’intention de Le Nôtre, la dimension du jardin et le temps qu’il lui faudra pour en faire le tour.  En quoi cette situation serait-elle différente de nos expériences professionnelles courantes. Que nous dit elle du risque que prend un dirigeant qui regarde le monde depuis son bureau au 32 ème étage d’une tour de la Défense. Confrontés à des événements nous réagissons bien souvent selon des schémas habituels et selon notre grille de lecture sans pouvoir discerner ce que nous avons réellement sous les yeux. Plus tard dans l’action nous découvrons alors des aspects invisibles à l’origine qui nous auraient peut-être fait prendre une autre décision.  En fait l’idée ici pourrait être de ne pas croire ce que nous voyons au premier abord mais d’être conscient de la distorsion de la réalité à laquelle nous nous prêtons pour lui donner un sens compréhensible par nos schémas mentaux. Il est donc important de changer de perspective en s’entraînant à déplacer son « regard » pour embrasser la réalité de manière plus holistique. C’est l’un des intérêts de la diversité dans les équipes constituées pour réfléchir à un sujet. Elle permet de multiplier ainsi les regards croisés qui révèlent une réalité moins unique et porteuse de développements inattendus. ( voir à ce sujet l’expérience Lab’enaxion sur http://www.enaxion.fr)

Devenir manager, plus qu’une formation, un travail sur soi

devenir un managerDevenir manager. Ce peut être un rêve, un objectif ou un crève cœur. Quelle que soit la situation , l’évolution n’est pas simple . Prendre une responsabilité hiérarchique n’est pas neutre, cela réveille des craintes sur sa propre capacité à passer ce cap qui sépare celui qui fait et qui est focalisé sur la technique et l’action et celui qui fait faire par d’autres pour obtenir le résultat attendu. Pour quelqu’un qui a évolué dans des fonctions de contributeur individuel et qui a su valoriser sa contribution en prenant appuis sur ses savoirs-faire jusqu’à devenir un spécialiste reconnu dans son domaine, le changement représente un obstacle à franchir. Il doit endosser un nouvel habit, changer d’identité, devenir quelqu’un d’autre dans le regard des autres . Il doit non seulement acquérir des capacités nouvelles dans des domaines ignorés de lui même  jusqu’alors mais en même temps être capable de s’extraire de ces modélisations apprises pour construire son propre logiciel de fonctionnement dans ce nouveau rôle. Son impact ne dépendra plus de sa capacité de compréhension d’un sujet mais de sa capacité à maîtriser un processus managérial visant à souder une équipe autour d’un objectif commun. Le candidat manager devient responsable des autres et non plus de lui seul. Son système de valeur se trouve bouleversé par l’intrusion de l’humain et de sa variabilité dans ce qui était auparavant simple comme peut l’être la technique et ses lois. Cette nouvelle dimension humaine le conduit à penser différemment. Les rapports de causalité entre ses actions et les résultats ne sont plus linéaires mais circulaires et impliquant d’autres acteurs que lui même. Manager, il entre dans une logique systémique aux caractéristiques plus complexes à appréhender. Dès lors, un véritable processus de deuil s’engage dans le franchissement de cette étape professionnelle. Il s’agit d’un changement profond qui nécessite un travail sur soi et un accompagnement pour permettre une transition en douceur pour un succès avéré dans ce nouveau rôle.

 

Narcissisme et leadership ne font pas bon ménage

narcissismeLe monde des affaires n’est pas hermétique aux tendances actuelles de notre société. Nous vivons dans un monde médiatisé où seuls comptent le succès et la célébrité.Chacun veut dans son domaine ,que ce soit le spectacle la politique l’entreprise ou le sport, son moment de gloire et sa part d’honneur pour émerger au dessus de ses pairs. Dans l’entreprise nous voyons de ces leaders qui se laissent griser par leurs succès et deviennent imbuvables de fierté et d’arrogance. Ils perdent contact avec la réalité et bien souvent surestiment leurs capacités. Cet amour de soi nourri par ce narcissisme ambiant est un profond inhibiteur d’empathie et constitue un frein puissant au développement de ces qualités de leadership qui se nourrissent du contact avec les autres, de l’échange et du don pour recevoir et progresser. Comment en effet développer et mettre en oeuvre ces intelligences relationnelle , émotionnelle et situationnelle sur lesquelles se bâtissent nos capacités de mieux communiquer, influencer, convaincre et motiver notre entourage si nous sommes tournés exclusivement vers nous même. La clef me semble résider dans la culture d’une humilité de bon aloi. Pour développer cette humilité rien de mieux que de s’intéresser aux autres et de développer une curiosité de tout instant pour les nouveaux savoirs et aussi pour les personnes qui vous entourent.Etre « passionnément curieux » comme disait ce bon vieil Einstein, permet de devenir un meilleur leader en développant notre intelligence émotionnelle et sociale. Etre curieux ce n’est pas seulement écouter les idées des autres fussent-elles étranges, ni être attentif à la concurrence et ne pas la sous-estimer c’est aussi être capable de recevoir du feedback  et d’accepter les critiques pour en faire un axe de développement personnel. Pour cela j’ai une humble suggestion , celle de recourir à un coach pour vous aider à regarder vos angles morts dans un « miroir » certes bienveillant mais pas complaisant.