Crise de leadership

 

vision

Une organisation est en crise lorsque le leader n’est plus en capacité de proposer autre chose à ses constituants ou ses « suiveurs » que des modalités de fonctionnement à court terme et que son énergie ne se déploie que dans la gestion des éléments d’un « contrat » négocié, accepté et conclu qui confère au leader une autorité et un droit de l’exercer. Cela est vrai pour un dirigeant d’entreprise qui se focalise sur les ressources internes et leur gestion optimale dans la recherche permanente d’une rationalité conforme à ce qui a été défini à l’origine et qui sert de base aux transactions internes de l’organisation, mais cela est également valide pour un responsable politique qui établit avec ses sympathisants un « contrat » électif sur la base d’un échange dialectique entre les votes obtenus et les avantages personnels que les électeurs tireront de son accession au pouvoir. Dans une telle configuration le leader fixe les objectifs et les résultats souhaités et veille à maintenir ses constituants dans un rôle d’exécutant discipliné de ses décisions sans rechercher de contribution et de participation au delà de l’execution de la tâche qui lui a été confiée et qu’il a accepté d’exécuter, en l’occurrence un travail ou un vote.

La non atteinte des objectifs visés fragilise la relation 

Ce modèle bien sûr fonctionne et peut fonctionner tant que les résultats visés sont atteints c’est à dire tant que l’entreprise réalise ses objectifs et que les salariés perçoivent leur salaire et leur prime ou bien lorsque les électeurs apportent suffisamment de suffrages au politique pour lui permettre d’influer sur les éléments de rétribution personnelle espérée par l’électeur.  Que se passe -t-il dès lors que les objectifs ne sont pas atteints et donc que les éléments du contrat ne sont pas remplis ou plus exactement que les bénéfices réciproques attendus ne sont pas là. Comme une telle base de relation éminemment transactionnelle entre le leader et son « suiveur » ne fournit pas d’éléments de motivation extérieur au contrat passé, des difficultés apparaissent. La motivation étant fondée uniquement sur la récompense escomptée, l’absence de celle-ci  rend le comportement du « suiveur » beaucoup moins prévisible. Sa démarche naturelle sera alors de s’orienter vers d’autres échanges sources de satisfactions potentielles non satisfaites et donc de se désengager du contrat présent.

L’indispensable définition et promotion d’une vision commune 

Il est donc indispensable pour le leader de définir un but commun extérieur à l’opération d’échange et aux limites de ses effets temporaires. Ce but commun plus élevé doit inspirer l’action du leader. Celui-ci devient porteur d’une vision partagée du futur qu’il promeut avec enthousiasme et énergie pour rassembler ses constituants et transformer la réalité du quotidien en projet collectif mobilisateur. Une telle démarche mobilisatrice se trouve maximisée par la présence de deux éléments que sont la confiance et le respect.

Faire preuve de charisme et transmettre ses convictions mais aussi savoir s’entourer

Le leader doit donc créer cette confiance en mariant empathie et honnêteté dans ses comportements exemplaires. C’est en effet par l’exemple de son engagement au cœur de l’action qu’il peut lever les doutes de ses constituants particulièrement dans les moments d’incertitudes ou certains peuvent se demander si la vision est réellement atteignable. Mais cet engagement passionné peut le conduire à confondre réalité et vérité. Le leader doit donc veiller en permanence , lui le porteur de la vision de long terme, que les détails de la mise en oeuvre sont vérifiés et contrôlés par des personnes autour de lui capables de prendre soin de ces détails et de permettre la transformation.

Au risque de l’échec de l’entreprise…

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