Collection d’individus ou équipe performante?

« Ça fonctoracle teamionne bien entre nous, on s’entend bien, il n’y a pas de problème, et pourtant… » Il n’ait pas besoin de conflits ouverts ou de dysfonctionnements majeurs dans une équipe pour que se fasse sentir un malaise. En fait soyons honnêtes, les situations de fonctionnement insatisfaisant d’équipe sont très nombreuses dans nos organisations mais seul un petit nombre de leaders s’en inquiète et décide d’y remédier. Nombreux sont ceux qui laissent filer car une équipe inexistante est source de pouvoir personnel. Rien ne se passe sans eux et tout remonte vers eux pour être tranché. Etre indispensable à l’organisation c’est confortable non? Ce peut-être le cas mais qu’en est-il alors de la performance? Elle n’est que l’addition des performances individuelles et ne bénéficie d’aucun effet de levier apporté par le collectif. Dans les affaires comme dans le sport il faut être compétitif et utiliser au mieux les ressources dont on dispose. Il faut donc développer des équipes capables d’interagir et de développer une puissance d’action démultipliée. Pour composer une équipe performante il faut un but commun porteur de sens et donc d’engagement, des compétences complémentaires mises au service du but commun et de l’interdépendance entre les membres de l’équipe c’est à dire un intérêt mutuel à la réussite individuelle et collective. Force est de constater que dans bien des cas on en est loin. Certes la coopération peut-être bonne, chacun porteur de ses propres objectifs se coordonnera avec ses pairs au sein de l’équipe pour s’assurer que ses buts personnels ne seront pas entravés par les leurs. Mais est-ce suffisant pour faire une équipe efficace? Un ingrédient majeur est absent, la collaboration. Ce processus associatif entre les membres de l’équipe est générateur de développement personnel et collectif pour réaliser la vision définie. Alors comment passer de la simple coopération fondée essentiellement sur l’échange d’information à la collaboration porteuse d’énergie et d’activité en commun pour devenir une équipe efficace? C’est une longue odyssée qui attend le leader et son équipe. Elle s’ancre dans la mise sous tension et dans l’application sans faille d’une discipline rigoureuse pour ne pas céder aux sirènes de la complaisance. Elle mobilise l’intelligence collective au service du bien commun et est source d’accomplissement personnel. C’est à ce voyage enthousiasmant que le véritable leader est invité avec son équipe.

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Coopérer… ou pas

chasse au mammouthL’homme des cavernes tenaillé par la faim et la nécessité de faire vivre son groupe s’est bien vite lassé d’une alimentation basée sur la cueillette. Il est alors sorti en plaine pour chasser. Dans la plaine, cette viande , lorsqu’elle était sur pied s’est avérée difficile à approcher et à tuer. Coopérer pour chasser , vivre et se défendre est donc devenu pour nos ancêtres , une ardente obligation pour affronter un monde incertain et inconnu.

Quoi de neuf aujourd’hui? Notre monde est toujours plus incertain et s’il est mieux connu il en devient plus complexe. Dans ce monde, le descendant de notre primitif doit survivre , se développer et combattre l’adversité. Pour cela il doit davantage coopérer mais coopérer ne va pas de soi. La coopération suppose l’échange , le don et le contre-don. Dans un monde fortement digitalisé favorisant la circulation de l’information et des biens à une vitesse de plus en plus grande on pourrait croire que cela ne présente plus de grande difficulté. Hors la réalité de nos environnements professionnels démontrent une grande difficulté dans ce domaine. Plus les entreprises développent des procédures qui organisent cette coopération plus il semble que la véritable coopération , spontanée et fondée sur le don ne se retrouve que dans les espaces de liberté laissés aux acteurs de l’organisation. C’est sans doute parce qu’elle suppose un engagement personnel qui plonge ses racines dans des comportements non organisés, plus naturels dans un groupe. L’urgence devient donc pour l’organisation de favoriser l’émergence de ces processus coopératifs qui permettent l’échange social et la performance collective. La leçon de tout cela est que bien sûr l’entreprise en termes organisationnels doit mettre en place des pratiques et des outils mais la clef se cache dans la culture de l’organisation. Celle-ci s’incarnant dans les comportements individuels, c’est sur eux qu’il faut agir. Pour cela tout comme l’homme primitif a dû adapter ses comportements nous devons à notre tour repenser les nôtres  .