La voie des contes, un jeu très inspirant

le_chat_botteLe Chat Botté ou le Petit Chaperon Rouge voire encore Blanche Neige au secours de nos questions cruciales, telle est l’expérience magnifique que j’ai faite durant ce week-end en compagnie de Jean-Pascal Debailleul  l’auteur du jeu de la voie des contes.

Ce voyage initiatique au cœur de l’authentique sagesse européenne contenue dans les contes de fées contient une promesse tenue. Il s’agit d’un jeu d’oracle qui demande bien sûr à l’esprit cartésien que je suis de lâcher prise et de se laisser entrainer dans une démarche à priori pour le moins curieuse mais qui s’ancre dans une réalité invisible organisatrice de notre environnement pour nous permettre de nous lancer dans des quêtes héroïques  dignes de celles des héros de notre enfance. Une fois en contact avec le merveilleux de l’univers des contes je me suis retrouvé en position d’utiliser mon inspiration pour m’ouvrir un champ des possibles élargi et me permettre d’accéder à de nouvelles opportunités de  réalisation de ma véritable histoire. C’est puissant, passé les premières réticences et incrédulités je me suis laissé gagner par la magie du jeu et je me suis senti aspiré dans un univers nouveau plein d’énergies structuré par un protocole de jeu très précis permettant de cadrer ma progression en plusieurs étapes pour un résultat que je qualifierai d’ébouriffant. Cette expérience c’est l’ouverture d’une porte sur un monde d’énergies inconnues régit par des règles immuables au travers des âges et qui influence notre quotidien sans que nous n’en n’ayons une conscience précise en dehors de ces moments synchroniques où nous nous étonnons que le simple fait de penser à quelqu’un nous le fait rencontrer dans un endroit des plus improbables.

L’intérêt de cette démarche réside dans l’opportunité donnée par le jeu de regarder les grands domaines de notre vie sous un éclairage nouveau chargé de merveilleux. Cette apparente déconnexion de notre réel permet de faire éclore une vision et des énergies insoupçonnées qui nous conduisent à nous arracher de nos impasses et de nos blocages pour réaliser nos aspirations.

Il y a là un puissant outil de révélation des possibilités de réalisation de notre vie car il nous délivre l’espace d’un moment de notre cadre normalement limité par notre propre vision du Monde, de notre conditionnement mental,  et nous donne accès au monde du Tout Possible par une percée créatrice de nouvelles potentialités.

On voit l’usage pertinent qui peut être fait d’une telle démarche pour accompagner une personne ou une organisation dans une démarche de création d’un futur possible. Il s’agit là d’un accélérateur puissant pour peu que nous soyons d’accord pour jouer…

Mon conseil , allez-y, lancez vous, venez jouer !

 

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Gestion des talents, un rôle central pour le manager

TalentDevPawnChaque année comme les hirondelles au Printemps la gestion des talents revient sur le devant de la scène. Mais tout comme les hirondelles reviennent à leur nid, ce thème récurrent revient s’enliser dans les mêmes ornières.

Une étude récente de l’ANDRH sur la gestion des Talents met en exergue deux données importantes pour comprendre ce hiatus permanent entre discours et réalité.

L’importance accordée aux talents dans le discours de l’entreprise et la place qui leur est accordée dans la gestion quotidienne.

Selon l’étude, 63% des dirigeants considèrent que la gestion des talents est critique pour leur performance. On ne peut que se réjouir de cette lucidité mais 62% d’entre eux passent moins de 5 jours par an sur la gestion des talents soit moins de 2% de leur activité et parmi eux presque 20% quelques heures seulement…  Et encore, sous le vocable générique de gestion des talents on retrouvera des activités aussi variées que la gestion de la performance, du recrutement, de la mobilité, les plans de succession, le développement et la formation… Cherchez l’erreur.

Alors bien sûr on s’interroge sur les freins  à la gestion des talents. Ceux  évoqués par les personnes interviewées  sont le manque de moyens, de budgets et de ressources pour s’occuper de cette question. Certes ces arguments sont valides. Sans moyens on ne peut pas faire grand-chose pour s’occuper des talents de l’organisation, ces hauts potentiels que l’entreprise veut garder et éviter de voir partir à la concurrence. Mais s’occuper de talents est finalement dramatiquement simple. En théorie il s’agit d’identifier, de développer et  de former ces talents.  Leur donner de l’importance, faire attention à eux pour les faire rester dans l’entreprise. En pratique cependant  c’est sans doute un peu plus compliqué que cela.

En fait cela requiert  un effort de management très particulier. C’est  le rôle principal d’un manager de développer les talents comme disait Jack Welch, et développer les talents n’est pas une tâche parmi d’autres, un processus  récurrent auquel il faut se conformer. Non il n’est pas suffisant de mener un entretien de performance ou bien de signer  une demande de formation.   La gestion et le développement des talents est une tâche permanente du manager. Cette tâche requiert sa mobilisation au jour le jour. Elle requiert surtout deux éléments qui expliquent peut-être pourquoi c’est si difficile.

  • La gestion des talents nécessite la différenciation d’un individu par rapport à un autre. Cette différenciation est potentiellement porteuse de problème pour le manager qui va devoir assumer ses choix vis-à-vis de ses autres collaborateurs qui n’ont pas été choisis ce qui ne manquera pas de créer de la rancœur, des jalousies et donc de la déstabilisation dans son équipe. Et personne n’aime ça. Donc le manager aura tendance à ne pas le faire.
  • La gestion des talents requiert également que le manager en parle avec son collaborateur, qu’il discute développement avec lui, qu’il le mette sous tension, qu’il le coach. Il devra le mettre  en visibilité et faire remonter à ses supérieurs et à la direction des ressources humaines ses évaluations et les motifs de ses choix, en expliquer les raisons. C’est inconfortable à plusieurs titres. Il prend le risque de voir cette ressource promue hors de son département. Il prend également le risque de ne pas être suivi par sa hiérarchie et d’être obligé de l’expliquer à son collaborateur qui prendra alors peut-être la décision de quitter l’entreprise.Donc il aura tendance à ne pas le faire.

On le voit ce n’est finalement pas si simple. Développer des talents c’est prendre des risques, se mettre en danger et dans l’inconfort. Aussi peut-être faudrait-il développer les managers sur la gestion des talents, les aider à gérer ces ambivalences et à remettre l’homme au cœur de ces démarches alors qu’aujourd’hui le développement des talents reste bien souvent essentiellement une mécanique « corporate »  axée sur des politiques et des outils savamment décris sur des documents powerpoint.

Le mur de la décision

Vous êt3d small people - way choicees face à un mur qui vous empêche de voir au-delà. Dans vos mains une perche vous permettra de passer par-dessus. Mais qu’y –a-t-il derrière ce mur ? Devez-vous sauter ou bien rester là dans ce monde connu ? Est-il possible de sauter par-dessus ce mur et de ne pas se blesser ? Peut-être y-a-t-il derrière un tas de grosses pierres sur lesquelles vous allez vous fracasser ? Comment savoir ? Tout d’abord vous prenez l’option d’apprendre les techniques du saut à la perche. Vous accumulez les informations et statistiques sur la balistique d’un corps projeté en hauteur par la torsion de la perche, quelle élasticité faut-il pour celle-ci compte tenu de la hauteur du mur de votre poids et de votre course d’élan ? Ca y est vous avez toutes ces informations. Vous allez pouvoir sauter mais vous ne le faites toujours pas. Pourquoi ? Que vous manque-t-il ? L’impossibilité de savoir avec certitude ce qu’il y a derrière ce mur vous cloue au sol. Alors vous vous laissez porter par votre imagination, vous envisagez le monde derrière ce mur, vous vous laissez porté par les belles images que vous espérez. Là-bas  il y a une bonne chance qu’il n’y ait pas de tas de pierres car personne n’y ait allé avant vous. C’est un monde vierge qui n’existe pas encore mais qui vous attend. Cette vision vous comble de joie, vous avez envie de tenter votre chance et ne résistant plus vous vous lancez.

Décider n’est pas une question d’information, de rationalité, mais une question d’imagination. Aussi dur que cela soit à accepter, notre recherche d’information n’a comme unique objectif de réduire l’incertitude qui est là et nous met au défi. Pour combattre cette incertitude nous voulons rationaliser, mettre en équation toutes les hypothèses. Dès lors dans un monde de complexité croissante, l’ensemble des éléments de l’équation deviennent impossibles à maitriser et prendre des décisions devient très difficile pour nombre d’entre nous. Le monde que nous nous forgeons avec nos savoirs et nos croyances  est rempli de possible et d’impossible que nous créons et qui nous limitent dans nos décisions et nos actions. Nous évaluons notre environnement sur la base de nos préconceptions concernant la situation, en fonction de nos propres limites que nous nous sommes construit durant notre vie. Nous l’appelons réalité mais cette réalité est en fait crée par nous-mêmes.  Seule la puissance de l’imaginaire peut nous libérer de ces entraves et nous permettre d’appréhender de nouveaux possibles .Lorsque l’imagination l’emporte sur la raison, nous nous libérons des limites de notre pensée rationnelle et la décision peut être prise. Elle sera rationalisée après coup pour apparaître plus raisonnée et raisonnable, ce qu’elle n’est pas intrinsèquement ; mais elle aura donné naissance à une nouvelle réalité qui n’existait pas auparavant et qui nous permet de progresser .Ce cheminement permanent de décision en décision construit notre monde et celui de nos collaborateurs dans l’entreprise. Il lui faut cette part de rêve qui donne le sens et qui mobilise les énergies.

Alors sautez le mur !