« je ne crois pas au coaching » épisode 2

Je vous avais laisspeter-jackson-seigneur-anneaux-retour-roié l’autre jour avec cette histoire d’incrédulité d’un client envers le coaching. Ennuyé par cette réponse, dans un sursaut de réalisme, j’osais l’hypothèse qu’il me posait en fait la question : « t’es un bon coach ou un mauvais coach ? ». Mon client potentiel l’autre jour, le donneur d’ordre putatif, que me disait-il en me disant qu’il n’y croyait pas. Il me disait sans doute « je doute de vos capacités à aider cette personne ». Bigre ! Son objection est valide, j’arrive, je lui dis « je suis coach, je fais du coaching, signez là ». Présomptueux  non ? Le client lui s’apprête à acheter un traitement dont il ne connait pas le résultat. Je peux lui répondre bien sûr que je ne sais pas ce qu’est un bon coach et un mauvais coach et que de toute manière je ne sais pas non plus si le résultat obtenu va être à la hauteur de ses attentes car je n’ai pas d’intention vis-à-vis de lui . Lui dire que j’éclaire la route et que je l’aide aux carrefours à faire ses choix mais que si je lui montre la carte, je ne lui impose pas l’itinéraire pour atteindre son but. C’est lui qui décide. Elle est là la difficulté, dans l’obligation de moyen du coach, c’est un ticket aller-simple et on paye avant. Alors certes on l’habille avec des certifications et des codes de déontologies, le permis de conduire et le code de la route de la profession pour éviter les accidents dans le voyage, on affiche sa pratique, son macaron de la prévention routière «  100 000 kms sans accidents », mais au final c’est tout de même à chaque fois le grand saut dans l’inconnu. C’est Frodon et son anneau avec Sam. Une grande détermination, un futur incertain et un fidèle accompagnateur pour franchir les obstacles.  Il faut donc un minimum de balisage pour le client de ce qui va se passer pendant le voyage. Va-t-on faire le chemin par la route, les airs ou l’eau ? Va-t-il marcher, nager ou bien sauter en parachute ? On voit tout de suite que ce n’est pas la même chose non ? Ce n’est qu’après avoir expliqué la façon dont l’accompagnement va se passer,validé les objectifs de ce périple à la découverte de soi  et donné une envie réciproque de se mettre en route que peut apparaître un réel désir de faire la route ensemble en toute confiance. C’est de ce point de vue sans doute plus facile avec le client à coacher qu’avec un donneur d’ordre qui inspire la démarche et regarde le voyage de loin comme Gandalf.

 

 

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