Ils sont bien futés nos cousins du Québec.

Avez-vous déjà entendu parler de codéveloppement  professionnel* ? Si la réponse est non vous feriez bien de vous y intéresser parce qu’il y a là les ingrédients d’une démarche intelligente, inventive et simple (en apparence…) à mettre en œuvre.

La recette

Prenez entre 5 et 8 personnes fatiguées d’aller s’asseoir dans des séminaires de management où elles apprennent des grands principes parfois bien éloignés de leurs soucis quotidiens.

Assurez-vous que ces personnes ont envie d’apprendre et de se développer, d’être acteur de leur évolution et de participer à une expérience de développement de l’intelligence collective.

Mettez (réservez) ces personnes dans une salle confortable pendant une demi-journée

Faites exprimer un problème, une préoccupation ou un projet par un des participants qui est d’accord pour jouer le « client »

Faites poser des questions de clarifications par les autres participants avec reformulation de ce qu’ils ont compris de la situation pour « exprimer » le jus de la situation.

Définissez le contrat de consultation (incorporez) entre le client et les autres participants « consultants d’un jour ».

Faites « produire »les consultants, idées, témoignages, impressions, hypothèses, suggestions…en chauffant l’ambiance et les interactions.

Laissez reposer les informations recueillies par le client et lorsque c’est froid,  laissez le formuler un plan d’action.

Partagez les évaluations et les apprentissages  individuels de chacun.

Reprenez date pour une séance ultérieure un mois plus tard avec un nouveau « client » et ainsi de suite  jusqu’à ce que tous les participants soient passés dans ce rôle.

Bien entendu comme dans toute recette, l’exécution fait appel à un chef cuisinier qui détient l’art de mener la préparation et la cuisson au bon rythme à la bonne température, qui sait gérer les petites imperfections qualitatives des ingrédients et qui sait les accommoder  de la meilleure façon pour obtenir l’expression des saveurs cachées du plat . Il s’assure de l’arrivée à bon port de chacun « bien dans son assiette ». C’est le rôle de l’animateur – facilitateur.

Adapté pour de grands nombres de populations et de situations. Pour des repreneurs d’entreprise par exemple…

 

*Merci à Claude Champagne et Adrien Payette pour avoir conçu et partagé cette approche

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Une réflexion sur “Ils sont bien futés nos cousins du Québec.

  1. Encore une histoire de champs morphiques ? je m’intéresse justement au codéveloppement depuis peu. à creuser, donc.

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